Le capital nécessaire pour investir en immobilier locatif
La question « combien faut-il pour commencer? » est la première que se pose tout aspirant investisseur immobilier. La réponse dépend de trois facteurs principaux : le type d'immeuble visé, votre stratégie d'occupation et le marché local au Québec. Comprendre les exigences de la SCHL et du BSIF vous permet de planifier efficacement votre entrée dans l'investissement locatif.
La mise de fonds selon le type d'immeuble
- Immeuble occupé par le propriétaire (1 à 4 logements)
- Lorsque vous résidez dans l'un des logements, la SCHL permet une mise de fonds de 5 % sur la première tranche de 500 000 $ et de 10 % au-delà, jusqu'à un prix d'achat maximal admissible. Une prime d'assurance hypothécaire (de 2,8 % à 4,0 % du montant du prêt selon le ratio prêt-valeur) est ajoutée au solde hypothécaire.
- Immeuble non occupé par le propriétaire (1 à 4 logements)
- Le BSIF exige une mise de fonds minimale de 20 % du prix d'achat. Ce type de financement n'est pas admissible à l'assurance hypothécaire de la SCHL. Les taux peuvent être légèrement plus élevés que pour un immeuble occupé.
- Immeuble commercial (5 logements et plus)
- Financé sous les règles du prêt commercial avec une mise de fonds minimale de 25 %. La qualification repose principalement sur les revenus de l'immeuble (ratio de couverture de la dette) plutôt que sur les revenus personnels de l'acheteur.
Au-delà de la mise de fonds : les coûts à prévoir
La mise de fonds ne représente qu'une partie du capital nécessaire. Au Québec, les frais de clôture comprennent les honoraires du notaire (obligatoire pour toute transaction immobilière en vertu du CCQ), les droits de mutation immobilière (communément appelés taxe de bienvenue, calculés par tranches selon le prix de vente), l'inspection préachat et l'évaluation professionnelle exigée par le prêteur. Ces frais représentent typiquement entre 2 % et 5 % du prix d'achat.
Calculer votre cashflow mensuel
Le cashflow est le nerf de la guerre en investissement locatif. Il se calcule en soustrayant l'ensemble de vos charges mensuelles de vos revenus locatifs bruts. Un immeuble qui génère un cashflow positif dès l'achat est idéal, mais dans les marchés urbains du Québec comme Montréal, il est parfois nécessaire d'accepter un cashflow neutre ou légèrement négatif en misant sur l'appréciation à long terme. La règle du 1 % (le loyer mensuel brut devrait représenter au moins 1 % du prix d'achat) est un premier filtre rapide, bien qu'elle soit difficile à atteindre dans les marchés à prix élevés.
- Revenus locatifs bruts mensuels (loyers de tous les logements)
- Moins : versement hypothécaire (capital et intérêts)
- Moins : taxes municipales et scolaires (divisées par 12)
- Moins : assurances (divisées par 12)
- Moins : provision pour entretien (5 % à 10 % des revenus bruts)
- Moins : provision pour vacance locative (3 % à 5 % des revenus bruts)
- Moins : frais de gestion si applicable (5 % à 10 % des revenus bruts)
- Égale : cashflow net mensuel