L'impact du type de taux sur la pénalité de bris
Le choix entre un taux fixe et un taux variable n'influence pas seulement vos paiements mensuels — il détermine aussi la méthode de calcul de votre pénalité en cas de bris d'hypothèque. Cette distinction est fondamentale et devrait être discutée avec votre courtier hypothécaire certifié AMF dès le processus de soumission.
Hypothèque à taux variable : trois mois d'intérêts
Pour une hypothèque à taux variable, la pénalité de remboursement anticipé est presque universellement fixée à trois mois d'intérêts. Cette prévisibilité est l'un des attraits majeurs du taux variable pour les emprunteurs qui savent qu'ils pourraient avoir besoin de flexibilité durant leur terme.
- Pénalité à taux variable
- Trois mois d'intérêts calculés sur le solde restant au moment du bris. Formule : Solde x Taux variable actuel / 4. Si le taux variable est de 5,20 % et le solde de 250 000 $, la pénalité serait de 3 250 $.
Hypothèque à taux fixe : le DTI entre en jeu
Avec un taux fixe, le prêteur calcule à la fois les trois mois d'intérêts et le différentiel de taux d'intérêt (DTI), puis applique le montant le plus élevé. Le DTI peut devenir très coûteux dans un contexte de baisse des taux, car il compense le prêteur pour toute la durée restante du terme à l'écart de taux calculé.
Implications pour le choix hypothécaire
- Si vous prévoyez une vente dans les 3 prochaines années, le taux variable limite votre risque de pénalité.
- Si vous recherchez la stabilité absolue et prévoyez garder l'hypothèque jusqu'au renouvellement, le taux fixe reste avantageux.
- Le taux fixe avec un prêteur monoline offre un compromis intéressant : stabilité de paiement avec des pénalités DTI plus raisonnables.
- Certains prêteurs offrent des produits hybrides ou convertibles qui permettent de passer du variable au fixe en cours de terme.