Banques régionales

Desjardins, Nationale, Laurentienne

Pénalité3 min de lecture11 février 2026
Partager

Les banques régionales du Québec, soit le Mouvement Desjardins, la Banque Nationale et la Banque Laurentienne, occupent une place prédominante dans le marché hypothécaire québécois. Chacune possède sa propre méthodologie de calcul de pénalité de bris, qui diffère significativement des pratiques des grandes banques canadiennes. Desjardins, en tant que coopérative financière réglementée par l'Autorité des marchés financiers (AMF) au provincial, n'est pas soumise aux mêmes règles fédérales du BSIF que les banques à charte. Sa méthode de calcul du différentiel de taux peut varier selon la caisse locale, bien que les politiques soient de plus en plus centralisées. Desjardins utilise généralement l'hypothèque collatérale, ce qui limite les options de transfert. La Banque Nationale, banque a charte fédérale réglementée par le BSIF, utilise une méthode de calcul du DTI basée sur ses taux affichés, similaire aux Big 5, mais avec certaines particularités propres à sa grille tarifaire. La Banque Laurentienne, également réglementée par le BSIF, est reconnue pour ses produits hypothécaires souvent plus flexibles et ses pénalités parfois plus avantageuses. Pour les emprunteurs québécois, comprendre les nuances entre ces trois institutions peut faire la différence entre une pénalité de quelques milliers de dollars et une pénalité beaucoup plus salée.

Pénalités hypothécaires des banques régionales du Québec

Pour les emprunteurs québécois, les banques régionales représentent souvent le premier choix en matière de financement hypothécaire. Le Mouvement Desjardins, avec son vaste réseau de caisses populaires, la Banque Nationale et la Banque Laurentienne sont profondément enracinées dans le paysage financier du Québec. Pourtant, leurs méthodes de calcul de pénalité de bris hypothécaire présentent des différences importantes qu'il faut connaître avant de s'engager.

Mouvement Desjardins

Desjardins occupe une position unique dans le marché hypothécaire québécois en tant que coopérative financière. Reglementee par l'Autorité des marchés financiers (AMF) au niveau provincial plutôt que par le BSIF au fédéral, Desjardins n'est pas soumise aux mêmes directives que les banques à charte. Pour le calcul de la pénalité, Desjardins applique généralement la règle du plus élevé entre trois mois d'intérêts et le différentiel de taux. La méthode de calcul du DTI utilise les taux affiches de Desjardins, qui peuvent différer des taux affiches des banques à charte.

  • Hypothèque collatérale : Desjardins utilise majoritairement l'acte de fiducie (charge collatérale), ce qui rend le transfert à un autre prêteur plus complexe et coûteux. La décharge complete est nécessaire, entraînant des frais supplémentaires de notaire et de radiation au registre foncier.
  • Variabilité entre caisses : bien que les politiques de pénalité soient de plus en plus centralisées au sein du Mouvement, certaines caisses locales peuvent avoir des pratiques légèrement différentes. Il est recommandé de vérifier la clause de pénalité spécifique à votre contrat.
  • Privileges de remboursement : Desjardins offre généralement un privilège de remboursement anticipé de 15 % à 20 % du solde original par année, ce qui peut être utilisé stratégiquement pour réduire le solde avant de briser l'hypothèque.
  • Produits flexibles : Desjardins offre des termes variés (1 à 10 ans) et des options de conversion qui peuvent limiter l'exposition aux pénalités élevées.

Banque Nationale

La Banque Nationale, sixième banque en importance au Canada et première institution financière de propriété québécoise parmi les banques à charte, est réglementée par le BSIF au niveau fédéral. Sa méthode de calcul de pénalité suit le modèle standard des banques à charte : le plus élevé entre trois mois d'intérêts et le DTI calculé à partir de ses taux affichés. Cependant, la Nationale se distingue par sa gamme de produits hypothécaires qui offrent une certaine flexibilité.

La Nationale propose des termes de 1 à 7 ans ainsi que des produits à taux variable. Ses taux affiches et ses grilles de rabais sont propres à l'institution et ne correspondent pas nécessairement à ceux des Big 5. Pour cette raison, le DTI calculé par la Nationale peut parfois être inférieur à celui des grandes banques pour un scénario comparable. La Nationale offre aussi des hypothèques conventionnelles (non collatérales) pour la majorité de ses produits, ce qui facilite le transfert à un autre prêteur au renouvellement sans frais de décharge excessifs.

Banque Laurentienne

La Banque Laurentienne, plus petite des trois banques régionales abordées ici, est également réglementée par le BSIF. Elle est souvent considérée comme offrant des conditions hypothécaires plus souples et des pénalités potentiellement moins élevées que les grandes banques. Sa méthode de calcul de la pénalité suit la formule standard (trois mois d'intérêts ou DTI), mais ses taux de comparaison et ses politiques de rabais peuvent résulter en des pénalités moins élevées dans certains scénarios. La Laurentienne offre des privilèges de remboursement anticipé compétitifs et des options de portabilité qui peuvent aider à éviter ou réduire les pénalités.

Comparaison et recommandations

Pour les emprunteurs québécois, le choix entre ces trois institutions doit tenir compte non seulement du taux d'intérêt offert, mais aussi de la méthode de calcul de pénalité, du type d'hypothèque (conventionnelle vs collatérale), des privilèges de remboursement anticipé et des options de portabilité. Un courtier hypothécaire certifié par l'AMF peut effectuer une analyse comparative détaillée en tenant compte de votre situation spécifique : durée prévue dans la propriété, probabilité de refinancement avant le terme, et tolérance au risque. La LDPSF oblige le courtier à vous recommander le produit qui sert le mieux vos intérêts, ce qui inclut la minimisation des pénalités potentielles.

Questions fréquentes

Desjardins calcule-t-elle sa pénalité comme les grandes banques?
Desjardins utilise une méthode similaire (le plus élevé entre trois mois d'intérêts et le DTI), mais sa méthode de détermination du taux de comparaison peut différer. En tant que coopérative réglementée par l'AMF plutôt que le BSIF, Desjardins n'est pas tenue de suivre exactement les mêmes directives fédérales. Les politiques peuvent aussi varier légèrement d'une caisse à l'autre, bien que la centralisation soit en cours.
Pourquoi les hypothèques collatérales de Desjardins sont-elles un enjeu?
Desjardins inscrit généralement ses hypothèques comme des charges collatérales (acte de fiducie), ce qui signifie que le prêt ne peut pas être simplement transféré (subrogé) à un nouveau prêteur au renouvellement. Le client doit décharger l'hypothèque existante et en créer une nouvelle, ce qui engendre des frais de notaire et de radiation supplémentaires pouvant totaliser 500 $ à 1 000 $ de plus qu'une hypothèque conventionnelle.
La Banque Nationale a-t-elle des pénalités plus avantageuses?
La Banque Nationale utilise une méthode de calcul basée sur les taux affichés, similaire aux Big 5. Toutefois, ses taux affiches et ses grilles de rabais peuvent différer, ce qui influence le montant final de la pénalité. La Nationale offre aussi des produits hypothécaires avec des termes plus courts (1 an, 2 ans, 3 ans) qui limitent naturellement l'exposition à de grosses pénalités.
La Banque Laurentienne est-elle un meilleur choix pour éviter les grosses pénalités?
La Banque Laurentienne offre parfois des conditions de pénalité plus transparentes et peut utiliser des taux de comparaison plus proches du marché réel. Elle propose aussi des produits hypothécaires flexibles avec des privilèges de remboursement anticipé généreux. Toutefois, chaque dossier est unique et il faut comparer les offres spécifiques. Votre courtier hypothécaire AMF peut effectuer cette comparaison.
Quel est le rôle de l'AMF dans la réglementation de Desjardins?
L'AMF est l'organisme de réglementation principal de Desjardins au Québec en vertu de la Loi sur les coopératives de services financiers. L'AMF supervise les pratiques commerciales, la solvabilité et la protection des consommateurs. Les courtiers hypothécaires sont également réglementés par l'AMF en vertu de la LDPSF. Cette double supervision vise à protéger les emprunteurs québécois.

Parlez à un courtier hypothécaire

Obtenez des conseils personnalisés d'un courtier hypothécaire certifié par l'AMF. Nos partenaires sont là pour vous aider à prendre les meilleures décisions financières.

Contacter un courtier

Information éducative uniquement. Ne constitue pas un conseil financier au sens de la Loi sur la distribution de produits et services financiers (LDPSF). Consultez un courtier hypothécaire certifié AMF avant toute décision financière.

Assistant hypothécaire

Bonjour! Je suis votre assistant hypothécaire éducatif. Posez-moi vos questions sur les hypothèques au Québec et au Canada.

Info éducative · Ne constitue pas un conseil financier