Comment choisir un courtier hypothécaire

Critères objectifs, questions à poser et signaux d'alerte

Propriété3 min de lecture11 février 2026
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Au Québec, les courtiers hypothécaires sont encadrés par la Loi sur la distribution de produits et services financiers (RLRQ, c. D-9.2) et supervisés par l'Autorité des marchés financiers (AMF). Tout courtier hypothécaire doit détenir un permis valide de l'AMF, ce qui constitue le premier critère de vérification pour un emprunteur. Le registre public de l'AMF permet à quiconque de confirmer le statut d'un courtier en quelques clics. Au-delà du permis, plusieurs critères objectifs aident à faire un choix éclairé : le nombre de prêteurs avec lesquels le courtier travaille (idéalement 20 ou plus pour garantir un accès large au marché), son expérience dans le type de financement recherché (premier achat, renouvellement, investissement locatif), la transparence sur sa rémunération, et sa disponibilité à expliquer chaque option. Les signaux d'alerte incluent un courtier qui pousse vers un seul prêteur, refuse de divulguer ses commissions, ou exige des frais avant d'avoir rendu un service. Selon l'AMF, le courtier a l'obligation légale de proposer le produit qui convient le mieux à la situation du client, et non celui qui lui rapporte la commission la plus élevée. Un bon courtier hypothécaire offre un service-conseil personnalisé, compare plusieurs offres et accompagne le client du début à la fin de la transaction.

Le rôle du courtier hypothécaire au Québec

Le courtier hypothécaire agit comme intermédiaire entre l'emprunteur et les prêteurs. Encadré par la Loi sur la distribution de produits et services financiers (RLRQ, c. D-9.2), il a l'obligation légale de vous proposer le produit hypothécaire qui convient le mieux à votre situation financière. Contrairement à un conseiller bancaire qui représente une seule institution, le courtier hypothécaire a accès à plusieurs prêteurs et peut magasiner le marché en votre nom. Son permis est délivré et supervisé par l'Autorité des marchés financiers (AMF), qui veille au respect des normes professionnelles et éthiques.

Vérifier le permis AMF : la première étape

Avant de confier votre dossier à un courtier, consultez le registre public de l'AMF (lautorite.qc.ca). Ce registre gratuit vous permet de confirmer que le courtier détient un permis valide, qu'il est rattaché à une agence enregistrée et qu'aucune mesure disciplinaire n'a été prise contre lui. Un courtier dont le permis est suspendu ou révoqué ne peut légalement exercer ses activités. Cette vérification prend moins de deux minutes et constitue votre première protection en tant que consommateur.

Critères objectifs pour évaluer un courtier

  1. Nombre de prêteurs représentés: Un courtier qui travaille avec 20 prêteurs ou plus offre un accès large au marché. Demandez la liste de ses partenaires prêteurs pour vérifier la diversité (banques, caisses populaires, sociétés de fiducie, prêteurs alternatifs).
  2. Expérience dans votre type de financement: Un premier acheteur, un investisseur locatif et un travailleur autonome ont des besoins différents. Assurez-vous que le courtier a de l'expérience avec votre profil spécifique et demandez des exemples de dossiers similaires traités récemment.
  3. Transparence sur la rémunération: Le courtier devrait expliquer clairement comment il est payé. Pour les prêts résidentiels standards, il est rémunéré par le prêteur. Si des frais au client s'appliquent, ils doivent être divulgués par écrit avant toute prestation de service.
  4. Disponibilité et communication: Évaluez son délai de réponse initial : un courtier réactif répond généralement en moins de 24 heures. Demandez par quel moyen il communique les mises à jour du dossier et à quelle fréquence vous serez informé de l'avancement.
  5. Références et réputation: Consultez les avis en ligne (Google, réseaux sociaux) et demandez des références de clients récents. Un courtier de confiance n'hésitera pas à vous mettre en contact avec d'anciens clients satisfaits.

Signaux d'alerte à surveiller

  • Le courtier ne propose qu'un seul prêteur ou insiste fortement sur un produit particulier sans justification claire.
  • Il refuse de divulguer le montant de sa commission ou sa structure de rémunération.
  • Il exige des frais avant d'avoir rendu un service concret ou avant la signature d'un contrat de courtage.
  • Il vous presse de signer rapidement sans vous laisser le temps de lire et comprendre les documents.
  • Son permis AMF ne peut pas être vérifié dans le registre public ou affiche un statut irrégulier.
  • Il promet un taux garanti sans avoir analysé votre dossier financier complet.

Vos droits en tant que consommateur

En tant que consommateur québécois, vous avez le droit de connaître la rémunération de votre courtier, de recevoir des explications claires sur chaque produit proposé, de prendre le temps nécessaire avant de signer, et de changer de courtier à tout moment avant l'engagement avec un prêteur. Si vous estimez avoir été mal conseillé, vous pouvez déposer une plainte auprès de l'AMF ou contacter la Chambre de la sécurité financière pour les manquements déontologiques. Le processus de plainte est gratuit et accessible en ligne.

Questions fréquentes

Comment vérifier si un courtier hypothécaire est autorisé au Québec?
Consultez le registre public de l'Autorité des marchés financiers (AMF) en ligne. Tout courtier hypothécaire doit détenir un permis valide délivré par l'AMF en vertu de la Loi sur la distribution de produits et services financiers. Le registre affiche le nom, le numéro de certificat et le statut du courtier.
Quelles questions devrais-je poser à un courtier hypothécaire avant de le choisir?
Demandez combien de prêteurs il représente, quelle est son expérience avec votre type de dossier, comment il est rémunéré, s'il facture des frais au client, quel est son délai de réponse typique, et s'il peut fournir des références de clients récents. Un courtier transparent répondra sans hésitation à toutes ces questions.
Quels sont les signaux d'alerte lors du choix d'un courtier?
Méfiez-vous d'un courtier qui ne propose qu'un seul prêteur, qui refuse de divulguer sa rémunération, qui exige des frais avant d'avoir rendu un service, qui vous presse de signer sans vous laisser le temps de réfléchir, ou dont le permis AMF ne peut être vérifié au registre public.
Est-ce que le courtier hypothécaire me facture des frais?
Dans la grande majorité des cas, le courtier hypothécaire est rémunéré par le prêteur sous forme de commission et ne facture aucun frais au client pour un prêt résidentiel standard. Des frais peuvent s'appliquer dans certaines situations complexes (prêt privé, dossier difficile), mais le courtier doit les divulguer par écrit avant de rendre le service.
Combien de prêteurs un bon courtier hypothécaire devrait-il représenter?
Un courtier qui travaille avec au moins 20 prêteurs offre généralement un accès assez large au marché pour trouver des conditions compétitives. Les courtiers affiliés à de grands réseaux comme Multi-Prêts ou nesto ont souvent accès à plus de 30 prêteurs, incluant banques, caisses populaires, sociétés de fiducie et prêteurs alternatifs.

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Information éducative uniquement. Ne constitue pas un conseil financier au sens de la Loi sur la distribution de produits et services financiers (LDPSF). Consultez un courtier hypothécaire certifié AMF avant toute décision financière.

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