Prêt à ratio élevé pour travailleur autonome

programmes alternatifs (B-20 déclaré)

Premier acheteur3 min de lecture11 février 2026
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L'obtention d'un prêt hypothécaire à ratio élevé (mise de fonds inférieure à 20 %) représente un défi particulier pour les travailleurs autonomes au Canada. La ligne directrice B-20 du Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) imposé des critères stricts de vérification du revenu, incluant le test de résistance au taux contractuel plus 2 % ou au taux plancher de 5,25 %, selon le plus élevé. Pour les travailleurs autonomes, la difficulté réside dans la démonstration d'un revenu stable et suffisant, car les déclarations fiscales montrent souvent un revenu net inférieur au revenu réel en raison des déductions d'entreprise légitimes. Les prêteurs de catégorie A (banques et caisses) proposent des programmes spécifiques pour les travailleurs autonomes avec revenus déclarés : ils utilisent généralement la moyenne des avis de cotisation des deux ou trois dernières années pour établir le revenu admissible. Certains prêteurs offrent des programmes à « revenu déclaré raisonnable » pour les autonomes ayant un excellent dossier de crédit et un historique d'entreprise d'au moins deux ans, permettant une évaluation plus souple du revenu. L'assurance prêt hypothécaire de la SCHL, de Sagen ou de Canada Guaranty est obligatoire pour tout prêt à ratio élevé et chaque assureur à ses propres critères d'admissibilité pour les travailleurs autonomes. Un courtier hypothécaire certifié AMF connaît les programmes spécialisés de chaque prêteur et peut orienter le travailleur autonome vers l'option la mieux adaptée à sa situation financière.

Prêt hypothécaire à ratio élevé pour travailleur autonome : guide complet

Les travailleurs autonomes représentent une part croissante de la main-d'oeuvre canadienne, mais l'obtention d'un prêt hypothécaire à ratio élevé demeure un parcours plus complexe que pour les salariés. La principale difficulté réside dans la vérification du revenu : les travailleurs autonomes optimisent légitimement leurs déductions fiscales, ce qui réduit leur revenu net déclaré et, par conséquent, le montant de prêt pour lequel ils peuvent se qualifier selon les critères standards des prêteurs.

La ligne directrice B-20 et le test de résistance

La ligne directrice B-20 du BSIF s'appliqué uniformément à tous les emprunteurs, incluant les travailleurs autonomes. Pour un prêt assuré (ratio élevé), l'emprunteur doit se qualifier au taux le plus élevé entre le taux contractuel majoré de 2 % et le taux plancher fixé par la Banque du Canada (actuellement 5,25 %). Ce test de résistance garantit que l'emprunteur pourra prendre en charge des hausses de taux futures. Pour les autonomes, l'enjeu est que ce test s'appliqué sur un revenu qui est souvent inférieur à leur capacité financière réelle en raison des déductions fiscales.

Prêt à ratio élevé
Un prêt hypothécaire dont la mise de fonds est inférieure à 20 % du prix d'achat, ce qui porte le ratio prêt-valeur au-dessus de 80 %. Ce type de prêt nécessite obligatoirement une assurance prêt hypothécaire (SCHL, Sagen ou Canada Guaranty) dont la prime est ajoutée au montant du prêt. La mise de fonds minimale est de 5 % pour les premiers 500 000 $ et de 10 % pour la portion excédentaire.

Programmes spécialisés pour travailleurs autonomes

  1. Programme à revenu déclaré standard: Le prêteur utilise la moyenne des avis de cotisation de l'ARC des deux ou trois dernières années. C'est l'approche la plus courante chez les prêteurs de catégorie A. Le revenu retenu est le revenu net après déductions d'entreprise, tel que déclaré sur les T1.
  2. Programme à revenu déclaré raisonnable (stated income): Certains prêteurs permettent au travailleur autonome de déclarer un revenu cohérent avec son secteur d'activité, vérifié par le prêteur comme étant raisonnable. Ce programme exigé généralement un crédit excellent (score de 700+), un minimum de deux ans d'activité commerciale prouvée et un historique de revenus stable.
  3. Programme avec ajout de dépenses (gross-up): Certains prêteurs ajoutent une portion des dépenses d'entreprise non récurrentes (amortissement, frais de bureau à domicile, dépenses de véhicule) au revenu net pour mieux refléter la capacité financière réelle du travailleur autonome. Le pourcentage d'ajout varie selon le prêteur.
  4. Option prêteur alternatif (B-lender): Si la qualification avec un prêteur A n'est pas possible, les prêteurs de catégorie B offrent des critères plus souples, mais exigent généralement 20 % de mise de fonds minimum (pas de ratio élevé). Les taux sont supérieurs de 1 % à 3 %, avec des frais de dossier additionnels.

Documents essentiels pour la demande

  • Avis de cotisation de l'ARC pour les deux ou trois dernières années fiscales, confirmant les revenus déclarés et l'absence de solde dû.
  • Déclarations de revenus T1 complètes avec tous les annexes pertinentes (T2125 pour les entreprises individuelles, T4 si des revenus de société sont distribués).
  • États financiers de l'entreprise (bilan et état des résultats) préparés par un comptable professionnel agréé, si disponibles.
  • Preuve d'immatriculation d'entreprise au Registraire des entreprises du Québec (NEQ) ou certificat d'incorporation, démontrant un historique d'au moins deux ans.
  • Relevés bancaires des comptes d'entreprise et personnels des trois à six derniers mois pour confirmer les flux de trésorerie.
  • Contrats ou ententes commerciales en cours démontrant la continuité des revenus anticipés.

Questions fréquentes

Un travailleur autonome peut-il obtenir un prêt à ratio élevé avec moins de 20 % de mise de fonds?
Oui, c'est possible, mais les critères sont plus stricts. Le travailleur autonome doit démontrer un revenu stable et suffisant, généralement par la moyenne des avis de cotisation des deux ou trois dernières années. L'assurance prêt hypothécaire (SCHL, Sagen ou Canada Guaranty) est obligatoire et chaque assureur à ses propres exigences. Un bon dossier de crédit (score de 680 et plus) et un historique d'entreprise d'au moins deux ans sont généralement requis.
Comment les prêteurs évaluent-ils le revenu d'un travailleur autonome?
Les prêteurs de catégorie A utilisent principalement la moyenne des lignes 15000 (revenu total) ou de la ligne pertinente selon le type d'entreprise sur les avis de cotisation de l'ARC des deux ou trois dernières années. Les déductions d'entreprise réduisent le revenu net déclaré, ce qui peut limiter le montant de prêt admissible. Certains prêteurs permettent l'ajout de certaines dépenses non récurrentes au revenu pour le calcul hypothécaire.
Qu'est-ce qu'un programme à revenu déclaré raisonnable?
Un programme à revenu déclaré raisonnable permet au travailleur autonome de déclarer un revenu cohérent avec son industrie et son type d'entreprise, plutôt que de se limiter strictement au revenu net fiscal. Le prêteur vérifie que le revenu déclaré est raisonnable par rapport au secteur d'activité. Ces programmes exigent généralement un excellent crédit (700+), un minimum de deux ans d'activité et parfois une mise de fonds plus élevée.
La ligne directrice B-20 s'appliqué-t-elle différemment aux travailleurs autonomes?
La ligne directrice B-20 s'appliqué de la même manière à tous les emprunteurs pour le test de résistance. La différence réside dans la méthode de calcul du revenu admissible : le BSIF exigé que les prêteurs vérifient rigoureusement le revenu des travailleurs autonomes, ce qui complique la qualification. Le test de résistance lui-même (taux contractuel + 2 % ou taux plancher) reste identique.
Quels documents un travailleur autonome doit-il fournir pour une demande hypothécaire?
Les documents requis incluent généralement les avis de cotisation de l'ARC des deux ou trois dernières années, les déclarations de revenus T1 complètes, les états financiers de l'entreprise, la preuve d'immatriculation ou d'incorporation, les relevés bancaires des comptes d'entreprise, et parfois une lettre de comptable confirmant la viabilité de l'entreprise.
Existe-t-il des prêteurs alternatifs pour les autonomes qui ne qualifient pas chez un prêteur A?
Oui, les prêteurs de catégorie B (prêteurs alternatifs) offrent des programmes plus souples pour les travailleurs autonomes qui ne satisfont pas aux critères des prêteurs A. Ces prêteurs exigent généralement une mise de fonds de 20 % minimum (donc pas de ratio élevé), mais sont plus flexibles dans l'évaluation du revenu. Les taux sont plus élevés, habituellement de 1 % à 3 % au-dessus des taux des prêteurs A.

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